Valérie Poirier

Auteure     

            

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Enjeux 1

 

 


 

 

 Ce volume contient:
Sandra Korol – KilomBo
Valérie Poirier – Les Bouches
Manon Pulver – Au bout du rouleau
Pascal Rebetez – Les mots savent pas dire

 

 

Théâtre
2005. 280 pages. Prix CHF 16.–
ISBN 2-88241-160-X, EAN 9782882411600

 

 

Publié en partenariat avec la SSA (Société Suisse des Auteurs)

 

 

 

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enjeux 1 grand

SANDRA KOROL
KilomBo

(Création au Théâtre de Vidy, à Lausanne, en mars 2006)
Enfermées sous terre et chargées de manger les ordures qu’un camion déverse au-travers d’un tuyau, Gorda et Nena se racontent l’une à l’autre au-travers de souvenirs dont on ne sait pas s’ils sont réels et de rêves auxquels on ne peut s’empêcher de croire.
Ainsi, Gorda, la vieille, narre à Nena, la petite, le monde d’en haut, celui d’où viennent les ordures. Un monde fait de guerres  et de légendes dont Nena n’a plus le souvenir, mais qu’elle souhaite tant rejoindre. Au-milieu des demi-vérités, des jeux de rôle, des débris et des rats, la chose dont on ne cesse de parler, c’est d’amour.L’amour qu’Il voue à Gorda, Lui, qui a promis jadis de la sortir de son sous-sol, bientôt, bientôt…
L’amour dont Nena manque tellement mais avec qui elle est certaine d’avoir rendez-vous, là-haut, à la surface. Un amour qui la cherche en frappant la terre de ses mains.Et puis, un jour, une lettre atterrit au milieu des ordures. Comme ça. Simplement. Une lettre adressée à Nena, la petite. Une lettre d’amour. D’un certain KilomBo. KilomBo qui la cherche en frappant la terre de ses mains. Alors, soudain, les histoires d’amour se transforment en histoires de combats. KilomBo est le récit de tout ce que nous sommes capables de mettre en place pour échapper à ce qui doit être vécu ;  de toute l’énergie que nous employons à tordre la réalité pour la faire correspondre à un scénario interne dont nous pensons, non seulement, qu’il doit être le nôtre pour toujours, mais aussi, qu’il est applicable aux autres.

VALERIE POIRIER
Les Bouches

(Création au Théâtre du Grütli, à Genève, en février 2006)

Dans un  petit hôtel de campagne déserté par les visiteurs et au bord de la faillite, vivent trois femmes; Félicité, la propriétaire de l’hôtel, Zora, sa fille, et Lili, une pensionnaire.
Trois vies en creux qui s’articulent auteur de l’absence.
Nous sommes à la veille de Pâques. Arrive Arbaze, un voyageur.
En une journée et une nuit, les rêves des femmes vont exploser et se transformer pour laisser chacune face à sa réalité.

Les Bouches

Un hôtel à flanc de rocher, peut-être. Au loin, des camions fusent à travers les Alpes, mais ne s’arrêtent pas. Au loin, des voyageurs paraissent obéir à un ordre de marche. Dans l’hôtel, trois femmes veillent: elles blanchissent les draps, mettent le couvert, chauffent la soupe, chassent la toile d’araignée. Jusqu’au jour où débarque Arbaze, élégant et troublant voyageur. Avec Les Bouches, la Genevoise Valérie Poirier invite à entrer dans l’intimité de trois beaux personnages féminins. Actrice de formation, elle ancre ses dialogues dans le quotidien. Pas d’inflation verbale. Cette efficacité a valu à la jeune femme un prix de la Société suisse des auteurs, en 2004. Mieux: la pièce a été publiée chez Bernard Campiche dans la collection Théâtre en camPoche. À l’origine des Bouches, une commande de Stéphane Guex-Pierre. Aujourd’hui, le metteur en scène invite à les entendre. Il a enrôlé pour cela un quatuor d’acteurs sensibles: Anne-Marie Delbart, Isabelle Migraine, Anne-Laure Julien et Philippe Morand.

ALEXANDRE DEMIDOFF, Le Temps

MANON PULVER
Au bout du rouleau

Au bout du rouleau est une comédie de l'épuisement, du burn-out capillaire, où s'effilochent les liens qui relient deux individus – en l'occurrence deux femmes – à leur image d'elles-mêmes.
La comédie des apparences et de la fuite en avant est ici poussée jusqu'à son paroxysme peroxydé: deux femmes expriment leur ratage personnel dans un dialogue destructeur et burlesque à la fois, entre désir de manipuler et besoin de confesser…


PASCAL REBETEZ
Les mots savent pas dire 

(Création le 24 octobre 2005, Le Poche Genève, Théatre en Vieille-Ville.)

En1971, dans les Pyrénées françaises, un paysan et sa sœur enterrent leur mère morte sous le plancher de leur maison. Pendant cinq mois, dans un isolement absolu n’exceptant que sa sœur Paule, Jeannot gravera sur le parquet de chêne d’environ cinq mètres sur deux une cascade de mots, une incantation furieuse défiant toutes les règles de la littérature. De ce fait divers est resté Le Plancher de Jeannot, œuvre d’art brut parmi les plus singulières, dont s’est inspiré l’auteur.
La pièce induit un huis-clos délirant et inexorable. Il y a Jeannot obsédé par sa mission de redresseur de torts et de mots, une sorte de Don Quichotte pris dans la meule de l’Histoire. Il y a Paule, victime expiatoire, déchet des secrets de famille. La Mère, la disparue, s’offre en apparition sublimée alors que Béridier fait le relais entre ce chaudron tragique et la trop étale réalité.

 

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© Valérie Poirier